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Élection présidentielle en Turquie : le retrait surprise d'un petit candidat renforce les chances de l'opposition

Le premier tour de l’élection présidentielle en Turquie se tiendra le dimanche 14 mai. Le retrait surprise à trois jours du vote du candidat Muharrem Ince, du parti d’opposition Memleket, qui était crédité de 2 % à 4 % des intentions de vote dans les dernières enquêtes d’opinion, “renforce les chances de l’opposition face à Recep Tayyip Erdogan”, indique Christophe Gascard, envoyé spécial en Turquie.

“Le vote s’annonce serré”

“C’est la première fois depuis des années que le pouvoir de Recep Tayyip Erdogan semble aussi contesté, et l’opposition aussi proche de l’emporter. Les enjeux sont donc importants. C’est un double scrutin qui s’apparente surtout à un référendum sur la présidence d’Erdogan, au pouvoir depuis plus de 20 ans, avec face à lui, une opposition unie pour la première fois”, poursuit le journaliste. “Le pouvoir d’achat et l’inflation sont au cœur de cette campagne, et ce qui pourrait faire pencher la balance, c’est surtout le vote des Kurdes, soit 20 % de la population, qui se trouvent en position de faiseurs de roi et qui devraient pencher pour le candidat de l’opposition, Kemal Kiliçdaroglu. (…) Le vote s’annonce serré”, précise Christophe Gascard.

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Monstrueux et impériale : les interprétations folles de Jude Law et Alicia Vikander à Cannes 2023

Stars de "Firebrand" – ou "Le Jeu de la Reine"-, en compétition officielle au Festival de Cannes, Alicia Vikander et Jude Law se métamorphosent dans ce thriller historique. Des interprétations intenses qui mériteraient d'être distinguées.

Firebrand – Le Jeu de la Reine aurait pu être un drame historique classique mais le nouveau film du réalisateur Karim Aïnouz est bien plus complexe que ça. Sélectionné en Compétition officielle, ce film, écrit par Jessica et Henrietta Ashworth, revient sur l’histoire de Catherine Parr, la sixième femme du roi Henri VIII.

Elle est consciente du danger permanent à être l’épouse de ce roi, puisque ses précédentes conjointes ont été soit répudiées, soit décapitées (une seule étant décédée suite à une maladie). Avec l’aide de ses dames de compagnie, elle tente de déjouer les pièges que lui tendent l’évêque, la cour et le roi…

Firebrand – Le Jeu de la reine

De
Karim Aïnouz

Avec
Alicia Vikander,
Jude Law,
Simon Russell Beale

Le Jeu de la Reine dresse le portrait d’une reine rebelle, convaincue de la nécessité d’un monde plus libre et plus moderne, qui va combattre l’abus de pouvoir des hommes qui l’entourent.

Véritable thriller où Catherine l’intelligente et impertinente Belle est prisonnière du château d’Henri VIII, la répugnante et violente Bête, ce film lorgne également du côté du mystique tant dans sa mise en scène hypnotisante que dans son récit.

En suivant le parcours de Catherine et des ses dames de compagnie, le film met en lumière le pouvoir de la sororité contre la violence de la chasse aux sorcières menée par la fausse morale pudibonde des hommes placés en haut lieu.

Le long-métrage se la joue également naturaliste et authentique en proposant des séquences horrifiques près des corps sur des blessures profondes ou des plaies béantes mais aussi des scènes plus colorées de danses et de compositions musicales vibrantes et intensément vécues.

Les performances dingues d’Alicia Vikander et Jude Law

Ce qui distingue surtout Le Jeu de la Reine au sein de la compétition de la 76ème édition du Festival de Cannes, c’est le jeu des deux acteurs principaux, Alicia Vikander, dans la peau de Catherine Parr, et Jude Law, incarnant Henri VIII.

Leur performance mérite une grande attention de la part des membres du jury du Festival de Cannes. Pourraient-ils décerner un prix d’interprétation à l’un des deux acteurs ?

Jude Law s’est en tout cas investi à 100% dans son rôle, surtout qu’il a utilisé une technique particulière pour se glisser dans la peau de son personnage de roi monstrueux et boiteux. Un stratagème étonnant dont nous a parlé Alicia Vikander en interview :

“Jude avait cette méthode de travail qu’il a utilisée sur plusieurs projets, qui concernent ses parfums. Il a un parfumeur à Londres, qui lui concocte des parfums qui sont raccord avec ses personnages pour les ressentir vraiment.

Mais pour Firebrand, il avait lu que l’odeur d’Henri VIII pouvait être sentie, selon les livres d’Histoire, par les occupants du château jusqu’à trois chambres plus bas à cause de son extrême infection, c’était tout simplement épouvantable.

Alors il a fait en sorte que son parfum reproduise ces odeurs. C’était la chose la plus dégoûtante au monde. Donc quand Jude arrivait après une répétition et qu’il commençait à jouer pour moi et à se rapprocher de moi, j’étais choquée et dégoûtée. Ça rajoute beaucoup d’intensité à la scène.”

Outre cet attrait odorant – avec un parfum qui mêle du sang, des matières fécales et de la sueur comme il l’a révélé en conférence de presse -, Jude Law s’est littéralement transformé en bête ignoble pour incarner Henri VIII.

Sa carrure imposante, ses costumes étouffants et sa manière de se mouvoir ont été travaillés avec une grande précision et une grande force. Et l’acteur n’a jamais été aussi brutal et effrayant que dans ce rôle d’envergure.

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De son côté, Alicia Vikander est impériale dans la peau de Catherine Parr et impressionne par sa palette de jeu. Le réalisateur Karim Aïnouz, également rencontré lors du Festival de Cannes, nous a expliqués pourquoi l’actrice suédoise avait été choisie pour ce rôle :

“Alicia a un corps, un regard et une âme qui sont très modernes. Et pour moi, c’était important d’avoir cette touche de modernité. Et elle a aussi beaucoup de mystère. Je pensais que ce serait intéressant de ne pas nécessairement choisir une actrice qui a le visage de Catherine Parr, mais plutôt une personne qui puisse nous rapprocher du passé. Le fait aussi qu’elle ne soit pas anglaise, ça m’a beaucoup intéressé.”

Pour appréhender son rôle, Alicia Vikander s’est surtout attardée sur une préparation psychologique et physique intense, car elle souhaitait, avec ce film, mettre l’accent sur la torture, la dangerosité et la pression qu’a vécu Catherine Parr dans sa relation toxique avec Henri VIII :

“Il y avait beaucoup de préparation historique évidente, des livres que je pouvais lire. Nous avons rencontré des conférenciers fantastiques qui sont venus nous parler et ont répondu à toutes nos questions.

Mais pour moi, ce qui m’a vraiment attiré dans ce film, c’est le fait que Karim voulait vraiment raconter une histoire émotionnelle assez contemporaine, dans le sens où il voulait se concentrer sur la relation très intime entre elle et Henri. Ce n’est pas qu’un drame en costumes royaux. C’est l’histoire d’une femme qui a survécu à une relation extrêmement brutale.”

Le film Firebrand – Le Jeu de la Reine n’a pas encore de date de sortie en France.

“J’ai beaucoup pleuré mais je ne l’ai pas dit” – derrière son sourire, Mareva Galanter cachait un vrai mal-être

Mareva Galanter, invitée de l'émission radio On refait la télé ce samedi 20 mai 2023, s’est confiée sur son règne de Miss France 1999 et a fait des révélations sur son quotidien de l’époque et les difficultés qu’elle a pu rencontrer.

Invitée dans l’émission On refait la télé sur RTL ce week-end, Mareva Galanter a évoqué la sortie de son nouvel album Paris – Tahiti, la signification des paroles de ses chansons ou encore son duo avec Robbie Williams. La compagne d’Arthur s’est également confiée sur son expérience de Miss France 1999 avec des anecdotes et les moments difficiles vécus durant cette période.

Ce n’est pas un si bon souvenir

Habituée à une vie simple sur l’île de Tahiti, la jeune femme âgée de 18 ans se retrouve en 1998 sous le feu des projecteurs. Elle est élue Miss France 1999 et son quotidien est totalement chamboulé : coiffeur, maquilleur, garde du corps, styliste… Une étape difficile à vivre pour la Miss, qui a dû déménager à 15 000 kilomètres de chez elle et tout quitter. “La difficulté a été de s’adapter à une culture qui n’était pas la mienne et arriver dans un milieu qui est quand même très très spécial. C’est-à-dire que je passais de l’anonymat le plus total – deux heures avant personne ne vous regarde – à l’exposition la plus totale. Et en fait, vous, vous ne changez pas en deux heures. Mais c’est le regard des gens sur vous qui change“, a-t-elle confié. En effet, devenir Miss France n’a jamais été un rêve pour Mareva Galanter. C’est une amie qui l’avait inscrite au concours de beauté Miss Tahiti, sans vraiment y croire… à tort !

Pour la chanteuse, cette année très mouvementée “n’est pas un si bon souvenir”. “C’était très difficile pour moi […] je n’avais pas prévu de vivre à Paris, je n’avais pas d’appartement“, a-t-elle confié sur les ondes de RTL.

Un mal-être bien caché

Toujours souriante et solaire, comme une Miss France doit l’être, Mareva Galanter a caché son malaise face à ce nouveau rôle et ce changement de vie brutal. Ce mal-être, elle l’a même gardé pour elle pendant des années : “C’était très dur. J’ai beaucoup pleuré mais je ne l’ai pas dit parce que c’est comme si je volais la place de quelqu’un d’autre”.

Elle a poursuivi en donnant son avis sur le concours de beauté : “Je ne pouvais pas le dire, Miss France doit être parfaite. Elle est là, elle sourit, elle fait le job, elle n’a pas de vie. C’est juste une image, une représentation, c’est très particulier à vivre”, a-t-elle expliqué. Avant de poursuivre : “on devient quelqu’un d’autre. On s’oublie et on se perd parce que vous êtes happé dans un tourbillon qui est très intense quand même…”. Une mauvaise expérience pour la femme de 44 ans, qui semble aujourd’hui épanouie dans sa carrière de chanteuse.

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Ce soir sur Netflix : un puissant film de guerre produit par les réalisateurs de Avengers, et ca déménage !

Produit par les frères réalisateurs Russo et disponible depuis 2020, "Mosul" est un remarquable film de guerre, tendu à craquer, sur la dernière mission d'une unité d'élite irakienne nettoyant la ville de Mossoul des derniers combattants de Daech.

Disponible depuis 2020 sur la plateforme Netflix, Mosul est une plongée terrifiante et magistrale dans la dernière mission d’une unité d’élite irakienne, nettoyant la ville de Mossoul des derniers combattants de Daech.

Alors que la guerre en Irak touche à sa fin et que l’Etat Islamique au Levant desserre son emprise sur un pays ravagé par des années de combats, Mossoul, seconde ville du pays, est encore en proie à de violents affrontements. C’est particulièrement vrai dans les rues de Ninive, une ville située dans les faubourgs…

Mosul

Sortie :
26 novembre 2020
|
1h 26min

De
Matthew Michael Carnahan

Avec
Adam Bessa,
Suhail Dabbach,

Is’haq Elias

Spectateurs
3,6

Voir sur Netflix

Dans une ville en ruine, où la mort guette ses habitants au moindre faux pas et où la vie ne tient plus qu’à un fil, littéralement, cette unité héroïque a tué tellement de membres de Daech que c’est la seule à laquelle l’organisation terroriste n’offrait pas Towba. C’est-à-dire le choix aux soldats irakiens capturés de changer de camp : les membres de l’unité SWAT étaient ainsi systématiquement exécutés.

C’est peu dire qu’on n’attendait pas franchement les frères Anthony et Joe Russo, bien connus des fans de l’univers Marvel, à la production d’un film comme Mosul. Mais on aurait logiquement dû se méfier. Coproducteurs de Tyler Rake et sa suite, également pour Netflix, c’est pourtant, de leur propre aveu, grâce au triomphe planétaire des derniers épisodes des Avengers qu’ils ont pu mettre sur pied leur société de production, pour se consacrer enfin à des projets nettement plus personnels qui leurs tenaient à coeur.

Titré un temps City of a Million Soldiers, tourné avec une approche semi documentaire et ultra réaliste, Mosul est surtout une histoire vraie, écrite et mise en scène par Matthew Michael Carnahan, qui a voulu en faire son premier film en tant que réalisateur.

Si l’intéressé a bénéficié d’un budget confortable pour ce type de production, on reste loin des enveloppes hollywoodiennes, ce qui n’amoindrit en rien – bien au contraire – la force d’un film qui ne comporte d’ailleurs pas un seul acteur occidental, à l’exception d’Adam Bessa. Ici, tout le monde parle arabe.

Le résultat ? Une oeuvre dense, nerveuse, tendue à craquer, qui a la vigueur d’un sacré uppercut, portée par Adam Bessa (déjà vu d’ailleurs dans Tyler Rake), et, sans doute plus encore, par l’acteur irakien Suhail Dabbach, extraordinaire de charisme sous les traits du Major Jasem, commandant de cette unité d’intervention qui a payé un terrible prix du sang entre 2016 et 2018. Le film leur est d’ailleurs dédié.

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Libération de deux Français détenus en Iran : "C'est le minimum que l'Iran pouvait faire", selon le chercheur Bernard Hourcade

Cette libération de deux otages, un malade et un innocent, c’est le minimum que l’Iran pouvait faire“, réagit sur franceinfo vendredi 12 mai Bernard Hourcade, directeur de recherches émérite au CNRS, et membre du comité de soutien à Fariba Adelkhah. Il a aussi dirigé l’Ifri (Institut français de recherche en Iran) de 1978 à 1992. Le Français Benjamin Brière (37 ans) et le Franco-Irlandais Bernard Phelan (64 ans), qui étaient détenus dans la prison iranienne de Mashhad, ont été libérés vendredi 12 mai.

>>>Libération de deux Français détenus en Iran : “Un soulagement immense”, pour l’avocat de Benjamin Brière

Benjamin Brière avait été jugé innocent et on l’a retenu en prison“, explique Bernard Hourcade, “et Bernard Phelan était en très mauvaise santé. Les Iraniens, malgré leurs méthodes de voyous cherchent une certaine respectabilité. Ils libèrent enfin deux otages qui étaient pour eux un poids (…) qui n’avaient rien à faire en prison (…) Mais ils en ont gardé quatre autres, ce qui est peut-être le plus grave“.

Après les drames et les émeutes depuis l’automne dernier, l’Iran avait besoin de se redonner une image honnête“, poursuit le chercheur, “même si rien n’a changé.” Pour Bernard Hourcade, “il faut voir dans cet évènement les divisions à l’intérieur du système : on met les gens en prison et d’autres veulent les libérer. Les contradictions montrent que le régime, secoué par la crise des émeutes, est fragilisé et ne sait pas trop où aller.

Le chercheur, qui fait partie du comité de soutien à Fariba Adelkhah, assure qu’elle va “aussi bien que possible“. Cette Franco-Iranienne a été emprisonnée en Iran puis libérée, mais elle n’a pas le droit de quitter le pays. “Elle est chez elle, elle travaille mais elle ne peux pas sortir de l’Iran (…) on lui a pris tous ses papiers. C’est une façon de retenir quelqu’un en prison sans la mettre en prison“.

Selon Bernard Hourcade, il y a peu de chance que les 4 otages français restants puissent être libérés de prison comme elle l’a été : “Farida est sortie de prison parce qu’il y avait une pression très forte pour la libérer”, mais garder des otages “fait partie du capital iranien habituel” pour le chercheur : “Il faut avoir des otages sous le coude, ça donne l’illusion au gouvernement et à certains en Iran d’avoir du pouvoir“.

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Le rêve fou de Pierre Niney réalisé dans le film le plus drôle de Cannes

Pierre Niney chez Michel Gondry : c'est le programme de l'hilarant "Le Livre des solutions", comédie en forme d'autoportrait grâce à laquelle l'acteur réalise l'un de ses rêves.

ÇA PARLE DE QUOI ?

Marc s’enfuit avec toute son équipe dans un petit village des Cévennes pour finir son film chez sa tante Denise. Sur place, sa créativité se manifeste par un million d’idées qui le plongent dans un drôle de chaos. Marc se lance alors dans l’écriture du Livre des Solutions, un guide de conseils pratiques qui pourrait bien être la solution à tous ses problèmes…

“Le Livre des solutions” est présenté à la Quinzaine des Cinéastes de Cannes 2023

Le Livre des solutions

De
Michel Gondry

Avec
Pierre Niney,
Blanche Gardin,
Françoise Lebrun

LA SCIENCE DES RÊVES

Le 16 janvier 2012, Pierre Niney participe au dîner des Révélations des César (où il figure grâce à J’aime regarder les filles) et choisit pour parrain Michel Gondry, qui sort de l’expérience chaotique de The Green Hornet et s’apprête à revenir au cinéma avec The We and the I. Onze ans plus tard, l’acteur réalise enfin son rêve de tourner pour le cinéaste, et c’est à Cannes que leur bébé est présenté.

Intitulé Le Livre des solutions, le long métrage raconte l’histoire de Marc, cinéaste qui peine à terminer son nouveau film et s’enfuit dans un petit village des Cévennes, chez sa tante, pour en venir à bout avec son équipe. Mais les nombreuses idées que lui inspirent ce changement d’air apportent finalement plus de complications qu’autre chose.

Pour Michel Gondry, il s’agit d’une histoire personnelle dont 75% de ce que nous voyons à l’écran (et notamment certaines choses totalement improbables) est vraiment arrivé, comme il nous l’affirme peu de temps après la première projection de son nouveau projet, où les rires dans les salles ont autant fusé que les répliques tordantes dans le film.

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Car Le Livre des solutions est drôle. Très drôle. Et il le doit en grande partie à l’abattage de Pierre Niney, qui donne tout en alter ego imbuvable de celui avec qui il rêvait de tourner un jour. Bien qu’hilarant, le long métrage aborde pourtant des sujets graves, tels que la maladie mentale via le burn-out dont Marc est victime, comme Michel à l’époque de la post-production de L’Écume des jours.

Dix ans plus tard, le principal intéressé en a tiré ce Livre des solutions qui se révèle surprenant par rapport à ce que l’on peut attendre d’un film de Michel Gondry qui parle de cinéma. On aurait pu penser que son amour du système D s’exprimerait de la même manière que dans Soyez sympas, rembobinez !, par exemple, mais non. Il y a bien quelques trucs, mais l’ensemble est, finalement, plus sobre.

Tout autant qu’il se présente comme un panaché de son œuvre, où l’amour du 7ème Art et de l’artisanat côtoient des récits plus personnels comme celui de L’Épine dans le cœur, documentaire sur sa tante Suzette. Celle chez qui Marc se réfugie dans Le Livre des solutions (qui lui est dédié), où elle est incarnée par Françoise Lebrun.

Si le film connaît, en salles, le même succès que lors de sa présentation cannoise, le rêve enfin réalisé de Pierre Niney n’en sera que plus beau. Et l’on se prend déjà à espérer le revoir collaborer avec Michel Gondry.

Reportage "Moi, je ne vois pas de crise en Turquie" : avant les élections, la base électorale du président Recep Tayyip Erdogan défend son action

La place Bahçecik de Trabzon, c’est un peu la Sainte-Trinité d’Emin, fervent défenseur du président Erdogan. La mosquée, le bureau du chef de quartier tenu par l’AKP et le salon de thé, “tout est au même endroit, résume-t-il. Cette proximité nous permet de nous réunir après la prière, autour d’un thé, on discute de politique.” Ces lieux sont réservés aux hommes par tradition. Et par réflexe, ils ne critiquent jamais Recep Tayyip Erdogan dans leurs échanges. Une partie de sa base électorale conservatrice se trouve ici, sur les bords de la mer Noire, dans le fief familial et lui avait permis de gagner la dernière élection, en 2018. Elle jouera un rôle dans les élections présidentielle et législatives dimanche 14 mai en Turquie.

>> Pourquoi Recep Tayyip Erdogan peut-il perdre la présidentielle en Turquie ?

Emin ne voit pas pourquoi son président serait responsable d’une inflation qui dépasse les 100 %. “Il y a une crise mondiale, mais on s’en sort mieux que le reste du monde. On a même dépassé cette crise. Moi, je ne vois pas de crise en Turquie. Il y a tout, on peut tout acheter. Oui, il y a de l’inflation, mais dans le même temps, le gouvernement augmente nos salaires, donc on n’en ressent pas les effets.”

Des mosquées et des routes supplémentaires

L’épouse d’Emin, Aisha, ne travaille pas. Elle le regrette, mais s’en accommode. Elle dit ne pas s’intéresser aux droits des femmes. Ce qu’elle retient de l’action de Recep Tayyip Erdogan tourne essentiellement autour de la religion. “Il a construit beaucoup de mosquées, il y en a partout, explique Aisha. Parfois, ça provoque la colère des gens. Ils disent qu’il ne construit que des mosquées et rien d’autre. Ils disent qu’il ne met pas assez de services publics en place. Je ne comprends pas cette attitude. Il en faut encore, c’est une bonne chose d’avoir des mosquées.”

La réforme du système de santé et des routes toutes neuves sont des arguments qui tournent en boucle chez les partisans de Recep Tayyip Tayyip Erdogan, comme ils l’appellent par son deuxième prénom. Fatma ressasse aussi des peurs irrationnelles en cas de défaite de Recep Tayyip Erdogan. “Si Kilicdaroglu gagne, on ne va pas avancer. Il va fermer les hôpitaux, on va manquer de produits alimentaires, ce sera fini la prospérité. Peut-être aussi que nous aurons la guerre avec des terroristes en liberté.”

“Le pays va s’effondrer”

Il y a de la fébrilité, certains militants encartés avouent qu’ils voteront Erdogan à la présidentielle, mais pas aux législatives. “Le pays va s’effondrer, craint Sezaie Özturk, le responsable AKP d’un quartier de Trabzon. On a peur de perdre tous les services qu’Erdogan a mis en place ici parce que c’est sa région de naissance.” Comme si Recep Tayyip Erdogan était devenu plus fort que son parti. Avec cet inconvénient : le sentiment d’oubli que ressentent, jusque dans son propre fief, les partisans du président sortant.

En Turquie, les électeurs d'Erdogan se mobilisent pour l'élection présidentielle – Reportage de Jean-Sébastien SoldaïniClick Here: southern kings rugby jersey

Ce soir sur Disney+ : ce film est considéré comme l’un des plus grands joyaux de l’animation

(Re)découvrez le deuxième long métrage des célèbres studios Disney, considéré par la plupart des professionnels de l'animation comme l'un des monuments incontournables du genre.

A partir de 6 ans

Au coeur d’un petit village italien, au milieu de ses horloges et de ses jouets de bois, le vieux sculpteur Gepetto se sent un peu seul, malgré la compagnie de son chat Figaro et de son poisson Cléo. Après avoir apporté la touche finale à sa dernière création – un petit pantin qu’il baptise Pinocchio – il formule son vœu le plus cher face à au ciel étoilé, et souhaite que la marionnette se transforme en véritable petit garçon.

Durant la nuit, la Fée Bleue fait irruption dans la petite échoppe, et exauce le rêve de Gepetto. Désormais doué de vie, Pinocchio devra toutefois se montrer digne de confiance s’il veut définitivement devenir un “vrai petit garçon”. Afin de s’assurer qu’il reste sur le droit chemin, la Fée le confie à Jiminy Cricket, un honnête grillon qui lui servira de conscience.

Pinocchio

Sortie :

1 juin 1946

|
1h 28min

De
Norman Ferguson,
Ben Sharpsteen,
Bill Roberts

Avec
Renée Dandry,
Dickie Jones,

Evelyn Venable,
Charles Judels

Spectateurs
4,0

Voir sur Disney+

En dépit d’un résultat très faible au box-office (principalement dû au contexte, puisque le film est sorti au début de la Seconde Guerre Mondiale), Pinocchio reste encore aujourd’hui considéré par les experts de l’animation comme une véritable prouesse technique, et comme l’un des plus hauts faits d’armes des studios Disney.

Sorti trois ans après Blanche-Neige et les sept nains, le deuxième long métrage d’animation de Walt Disney ne se contente pas de reproduire l’exploit de son prédécesseur, mais repousse à nouveau les limites de la technologie pour offrir à ses spectateurs un spectacle étonnant.

Véritable modèle pour des animateurs de renom tels que Frank Thomas ou Ollie Johnston qui le décriront comme “le Disney le plus magnifique et le plus complexe jamais réalisé”, Pinocchio offre d’ailleurs au studio enchanté son hymne officiel avec la chanson When I Wish Upon A Star, ainsi que l’un de ses emblèmes avec l’étoile des souhaits (qui sera d’ailleurs au coeur de Wish, prochain film d’animation Disney attendu dans nos salles pour Noël prochain).

Porté par un protagoniste tout aussi attachant que l’était Blanche-Neige, et plus généralement par une ribambelle de personnages inoubliables – pêle-mêle, citons le gentil Gepetto, l’emblématique Jiminy Criquet, ainsi que l’impayable duo formé par Grand Coquin et Gédéon – Pinocchio s’approprie donc le fameux conte de Carlo Collodi “à la façon Disney”, c’est-à-dire en l’habillant de telle sorte que le grand public en oublie complètement l’original.

Absolument incontournable pour quiconque prétend s’intéresser un tant soit peu à l’animation, le deuxième film des studios Disney est également un véritable classique à découvrir en famille, en vous montrant néanmoins prudents lors de deux ou trois séquences si vous êtes accompagnés de jeunes enfants (voir ci-dessous).

Ce qu’ils vont aimer…

Les chansons du film, irrésistibles comme dans tous les premiers Disney, et notamment les entraînantes Hi Diddle Di Di et Sans Aucun LienLa force de l’histoire originale, sublimée par l’émotion à la Disney, et qui se reflète dans des séquences mémorables, telles que celle où Pinocchio, enfermé dans une cage, apprend à ses dépens que les mensonges ne mènent à rien

Ce qui peut les inquiéter…

Les autres méchants du film. Outre les hilarants Grand Coquin et Gédéon, Pinocchio fera également la rencontre du cruel Stromboli et du terrifiant CocherLa transformation des enfants en ânes, vers la fin du film. Une séquence particulièrement réussie, et donc potentiellement traumatisante pour les plus jeunes spectateurs

(Re)découvrez les gaffes et les erreurs de “Pinocchio”…

L'Oncle Walt a signé des classiques, des personnages légendaires… et quelques faux raccords, aussi. La preuve en images avec Michel & Michel !

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Bricolage : les magasins se mettent aux labels écologiques

Le bricolage veut s’afficher en vert. Les labels éco-responsables se multiplient dans les rayons et chaque enseigne veut développer le sien. Mais que valent ces labels ? Chez Leroy Merlin, on a misé sur l’instauration du label Home Index, qui permet une classification des produits pour connaître l’impact environnemental des produits. Au total, le Home index concerne une soixante de produits, pour une démarche qui se veut vertueuse et qui inspire confiance. “En termes de prix, on a remarqué qu’il n’y avait pas de différence”, assure Alice Fruchard, responsable offre durable dans l’enseigne.   

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Un manque d’uniformité des labels

Des labels devenus des arguments de vente, qui poussent chaque enseigne à développer le leur. Mais face à la multiplication des labels, certains clients ne s’y retrouvent plus. “Il faut définir un référentiel commun, facilement compréhensible pour le consommateur”, estime Jean-Luc Guéry, président de l’association INOHA. Mais pour l’association Zéro Waste France, les labels ont surtout une vision commerciale, au lieu de promouvoir des solutions de réemploi et de réutilisation. Avant qu’une réglementation ne voie le jour, plusieurs enseignes de bricolage sont en discussion pour développer un label commun.   

 

Me & Aydarous, VHS Tape Replaced, Othman : 3 pépites qui soulignent la renaissance du cinéma saoudien

Ce 15 mai, l’Institut du Monde Arabe a braqué les projecteurs sur le renouveau du cinéma saoudien à travers la projection de 3 films. Hors des clichés, ces courts-métrages mettent en avant de nouveaux talents devant et derrière la caméra. Focus.

– Contenu partenaire –

Tandis que le Festival de Cannes 2023 vient de donner son coup d’envoi, le cinéma braque plus que jamais les regards sur lui. Preuve en est avec la 3e édition de la Nuit du Cinéma Saoudien qui a déroulé le tapis rouge à de nouveaux talents à suivre, ce lundi 15 mai, à l’Institut du Monde Arabe, à Paris.

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Né de l’initiative de l’association d’amitié franco-saoudienne Génération 2023, l’évènement a permis au public de découvrir 3 pépites du 7e Art signées par des cinéastes s’imposant dans leur pays et ailleurs. Et cela en présence des réalisatrices, réalisateurs, et/ou actrices et acteurs des films, mais aussi de Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe. L’occasion de se pencher sur ces 3 courts-métrages qui valent bien plus qu’un simple coup d’œil.

Me & Aydarous

Me & Aydarous

0h 08min

De
Sara Balghonaim

Avec
Ballah Mohammed Alfadhel,
Ida Alkusay,
Saleh Alshirian

Après des débuts comme assistante réalisatrice au côté d’Haifaa Al Mansour dans The Perfect Candidate, ainsi que dans d’autres films saoudiens comme The Rat, The Last Visit et Black Sand, Sara Balghonaim a joué en 2019 dans Dunya’s Day qui a reçu le Prix spécial du jury au Festival du film de Sundance. Productrice de Sweet Refuge, avec Laith Nakli, elle réalise cette année son tout premier film : Me & Aydarous.

Dans ce court-métrage de 8 minutes, elle nous fait vivre une nuit à Riyad, en 2003. Alors que Jude, jeune femme audacieuse doit se faufiler pour se rendre à un rendez-vous, elle est contrainte d’affronter son chauffeur….

VHS Tape Replaced

Cinéaste indépendante habitée par l’envie d’explorer la féminité, le genre et les problématiques des femmes dans le monde arabe, Maha Al-Saati a reçu le prix d’honneur Share Her Journey du TIFF Filmmaker Lab Fellowship, ainsi qu’une résidence de la Hollywood Foreign Press Association (HFPA) en 2021.

VHS Tape Replaced

De
Maha Al-Saati

Avec

Motasem Nasser,
Sarah Taibah,
Hatoon Alrefaei

Après Fear : Audibly, en 2017, et avant Cycle of Apples, en 2019, elle dévoilait en 2018 Hair : The Story of Grass. Satire sur la façon dont les poils du corps façonnent les normes de beauté et définissent le genre dans le monde arabe, le court-métrage a été sélectionné au Fantastic Fest 2018, à Slamdance 2019, et au HollyShorts 2019.

Cette année, elle revient avec VHS Tape Replaced qui nous transporte en 1987, auprès d’Eyad, un jeune Saoudien noir tentant de gagner l’amour en imitant son artiste préféré, Crown. Une ôde à la tolérance et à la différence drôle et rythmée.

Othman

Othman

0h 35min

De
Khaled Zidan

Avec
Ahmad Yaqoub,
Shujaa Nashatt

Réalisateur, chef-opérateur et cofondateur de la société Bright Frame Productions, Khaled Zidan a, du haut de ses 22 ans, reçu de nombreux prix pour son travail. Dans Othman, il décrit en 35 minutes l’histoire d’un agent de sécurité ordinaire, confronté à un événement le faisant sortir de sa routine et le forçant à affronter la réalité.

Un film qui s’inscrit en plein dans la volonté du jeune cinéaste de vouloir produire et réaliser des œuvres offrant une image réaliste du quotidien saoudien, loin des clichés.